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Une précédente journée d’action avait été organisée le 29 septembre. GONZALO FUENTES / REUTERS

Dans un climat social tendu, plusieurs syndicats salariés et étudiants appellent à une journée d’action nationale interprofessionnelle.

Source:© Transports, énergies, fonction publique… qui fera grève mardi 18 octobre ?

Dans un climat social tendu, plusieurs syndicats salariés et étudiants appellent à une journée d’action nationale interprofessionnelle.

A contrario des raffineries, où le mouvement social donne de légers signes d’amélioration avec le redémarrage du site de Port-Jérôme ce vendredi et la signature d’un accord chez TotalEnergies dans la nuit de jeudi à vendredi, le climat social français semble se tendre de jour en jour. Un sentiment que la CGT, FO, Solidaires et la FSU, accompagnés des organisations de jeunesse Fidl, Unef, MNL et la Vie lycéenne comptent bien exploiter. Alors que l’agenda social et économique s’annonce chargé, avec le vote du budget et la prochaine réforme des retraites, les syndicats espèrent frapper un grand coup en organisant une journée de grève. S’il est trop tôt pour connaître l’ampleur de la mobilisation, de nombreuses fédérations ont déjà annoncé vouloir se joindre et ont émis un préavis de grève.

 

Déjà au cœur de l’actualité depuis plusieurs jours, la chimie sera de la partie. Les raffineries TotalEnergies de Donges (Loire-Atlantique) et celle de Normandie, près du Havre, ont d’ores et déjà voté la grève jusqu’à mercredi 13h. Pour les trois autres du groupe, «il n’y a pas de soucis, ça tient jusqu’à mardi», a lancé, confiant, Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité TotalEnergies Europe. Situation similaire chez EDF, victime d’un mouvement social qui dure depuis fin septembre à l’appel de la centrale de Montreuil et FO. Une grève «pleinement assumée» par la FNME-CGT, qui souhaite un «élargissement (…) à toutes les entreprises de l’énergie».

Hausse des salaires et soutien aux raffineries

Les branches historiques seront aussi au rendez-vous. À commencer par la SNCF et la RATP. «Nous demandons aux syndicats d’organiser des assemblées générales de site le 18 et nous ne nous interdisons aucun scénario pour la conduite de l’action», a indiqué jeudi à l’AFP le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. Sud-Rail, troisième syndicat représentatif à la SNCF, a également appelé à la mobilisation, voire à la grève reconductible. «On fera des assemblées générales le mardi 18 octobre un peu partout en France et on posera la question de la grève reconductible», a annoncé le délégué syndical Fabien Villedieu. Les grévistes demandent «une augmentation des salaires», malgré une première hausse de 3,7% pour les petits salaires et 2,2% pour les cadres obtenue le 6 juillet à l’issue d’une journée de grève. Demande similaire à la RATP où les salaires ont déjà été augmentés en moyenne de 5,2% sur l’année 2022, selon la direction de la Régie. Selon ses premières estimations, le trafic sera «perturbé» dans les RER A et B comme dans les bus, tandis qu’il sera «quasi normal» dans les métros. L’appel concerne également les chauffeurs routiers.

Des préavis ont aussi été déposés pour les trois versants de la fonction publique (État, territoriale et hospitalière) par L’UFSE-CGT, premier syndicat du secteur. En plus de vouloir montrer «leur soutien plein et entier à la grève des travailleuses et travailleurs des industries pétrolières», la fédération demande 10% d’augmentation du point d’indice tout de suite, son indexation sur l’inflation et le rejet de la réforme des retraites.

Autre mouvement, mais conséquences similaires, la CFDT-Santé, premier syndicat dans le secteur de l’hospitalisation privée, a aussi appelé à la grève mardi 18 octobre dans les cliniques et maisons de retraite à but lucratif. Elle réclame des hausses de salaires. Les 200.000 salariés du secteur lucratif sont invités «à se mobiliser sur l’ensemble du territoire», indique le syndicat dans un communiqué.

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