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Des ingénieurs repoussent les limites de la créativité, créant un nouveau médium et soulevant des questions sur ce que peut être l’art
Source:© L’intelligence artificielle peut-elle créer de l’art, ou n’est-ce qu’un ersatz ?

Le mois dernier, au musée Tate Modern de Londres, les visiteurs ont parcouru les salles d’exposition, appréciant des coups de pinceau multicolores avec lesquels l’artiste français Paul Cézanne avait créé ses natures mortes, ses portraits et ses paysages, et en s’émerveillant de sa créativité, de son talent et de son impact sur l’art du XXe siècle.

Mais aujourd’hui, plus d’un siècle après sa mort, la technologie de l’intelligence artificielle (IA) est capable de reproduire son œuvre en seulement quelques secondes.

En effet, les systèmes d’IA d’aujourd’hui peuvent créer n’importe quelle image dans n’importe quel style – de l’impressionnisme au cubisme en passant par le pop art. Tout ce dont ils ont besoin, c’est d’un code détaillé.

Le monde de la création regorge de potentiel. Les précédents progrès de l’IA ont permis aux ordinateurs de concurrencer les humains dans de nombreux domaines analytiques, laissant le travail créatif aux artistes, aux écrivains et aux designers. Aujourd’hui, cependant, le nouveau domaine de « l’IA générative » donne aux machines la capacité de créer des œuvres totalement nouvelles, en s’inspirant de l’immense quantité de données et de connaissances en ligne accumulées au fil des siècles.

Selon les experts, ce phénomène pourrait révolutionner la créativité humaine, obligeant les professionnels, qu’il s’agisse d’ingénieurs en logiciels, d’écrivains ou d’artistes, à revoir radicalement leur façon de travailler.

L’incursion de l’IA dans les arts soulève des questions sur l’importance de la contribution humaine dans le processus de création. L’art peut-il exister sans artiste ? Si une œuvre est créée par une machine, à qui appartient-elle ? Quels sont les dangers cachés pour la société et l’Humanité ? Le Times of Israel s’est entretenu avec des experts pour tenter de faire la lumière sur certaines de ces questions.

La conclusion générale est que l’industrie de la création n’a pas d’autre choix que d’adopter l’IA. Plutôt que d’évincer les artistes humains, la nouvelle technologie collaborera avec eux pour créer de nouveaux types d’œuvres, en poussant encore plus loin leur inventivité et leur créativité et en créant ensemble quelque chose d’entièrement nouveau.

La « peinture par codes » à l’ère de l’IA

L’intelligence artificielle – la technologie qui donne aux ordinateurs la capacité d’apprendre – existe depuis les années 1950. Mais au cours des dix dernières années, ce domaine a connu une renaissance, rendue possible par l’énorme quantité de données disponibles en ligne et la puissance de calcul accrue des puces. Les progrès réalisés dans ce domaine au cours de la dernière décennie ont permis aux ordinateurs d’analyser l’ensemble des données accumulées et de trouver des modèles utiles pour résoudre certains problèmes, la machine surpassant souvent le cerveau humain. La créativité, cependant, est restée principalement aux mains des artistes.

Aujourd’hui, des logiciels tels que ChatGPT, DALL-E, Midjourney et Stable Diffusion font progresser la créativité à pas de géant. Et si ces outils n’étaient auparavant accessibles qu’aux chercheurs et à un petit groupe de testeurs sur invitation, une révolution est actuellement en cours. Ils sont rendus publics et peuvent être facilement utilisés par tous, dans ce que certains appellent une « démocratisation » de la créativité.

Le 30 novembre, OpenAI, une société de recherche en IA co-fondée par Elon Musk fin 2015 et soutenue par Microsoft, a largement diffusé son prototype de robot ChatGPT, capable de générer des textes sophistiqués en réponse à des invites et des questions. Le robot a attiré plus d’un million d’utilisateurs en cinq jours, selon le président et co-fondateur d’OpenAI, Greg Brockman, et a séduit ses utilisateurs par son potentiel à perturber le travail de recherche, le journalisme, l’écriture de codes, les documents universitaires, la littérature, etc.

D’autres logiciels font également parler d’eux dans le monde de l’art et du design : DALL-E, développé par OpenAI et mis à la disposition du public dans le cadre d’un essai bêta en novembre ; Midjourney, qui a publié une version bêta disponible depuis juillet ; et Stable Diffusion, qui a développé un modèle d’apprentissage profond de conversion de texte en image, également publié cette année.

Ces nouvelles technologies d’images basées sur l’IA peuvent créer des personnes, des objets et des lieux et imiter des styles visuels entiers en fonction des demandes ou des invites de l’utilisateur. En obéissant à des instructions écrites simples, la dernière version de DALL-E peut créer, par exemple, des images réalistes d’un ours polaire jouant de la basse ou d’un robot dans le style de celui de Picasso.

Le fait que ces services, autrefois réservés à un cercle fermé de chercheurs, soient désormais accessibles au grand public a déjà « un impact significatif sur la créativité et la culture », a déclaré Asaf Hanuka, directeur du département de la communication visuelle du Shenkar College of Engineering, Design and Art de Ramat Gan. « Tout cela se passe en ce moment-même », a-t-il déclaré lors d’un entretien téléphonique.

Shenkar, qui a tenu une conférence au début du mois à Tel Aviv sur la créativité à l’ère de l’IA, soulignant les avantages et les inconvénients de la technologie, voit déjà des étudiants utiliser ces outils dans leurs projets de fin d’année, a déclaré Hanuka.

Asaf Hanuka, chef du département de communication visuelle du Shenkar College of Engineering, Design and Art. (Crédit : Tal Shachar)

Art ou artifice ?

Les artistes ont expérimenté l’IA pour leurs œuvres presque dès l’avènement de cette nouvelle technologie.

L’artiste Harold Cohen, pionnier de l’art informatique, a mis au point, à partir des années 1970, un programme de création artistique appelé AARON – « le premier artiste IA pur au monde », selon la description d’une de ses œuvres au Victoria & Albert Museum. Le logiciel de Cohen, cependant, n’était pas une open source et n’était donc pas accessible au grand public. De plus, le développement d’AARON a pris fin avec la mort de Cohen, en 2016.

Ces dernières années, cependant, l’IA dans le domaine de l’art « a explosé », a déclaré Drew Hemment, professeur de Data Arts & Society à l’université d’Édimbourg et membre de l’Alan Turing Institute. Cela est dû à la fois aux « progrès de la technologie, et à la sortie de nouveaux puissants outils ».

« L’IA donne aux artistes des super-pouvoirs », a déclaré Hemment dans une interview via courriel. « Aujourd’hui, les artistes peuvent créer des images, ou des sons, ou tout autre chose qu’ils peuvent imaginer, qui exploitent les pouvoirs créatifs des artistes qui les ont précédés, et fusionnent l’intuition humaine avec une technologie informatique avancée. »

Capture d’écran d’une vidéo d’art réalisée par AARON, un robot développé par l’artiste Harold Cohen. (Crédit : YouTube)

« Aujourd’hui, nous voyons des artistes travailler avec l’intelligence artificielle de manière très créative, à la fois comme outil et comme sujet », a-t-il ajouté. « Les artistes sont à l’avant-garde pour repousser les limites de cette technologie. »

En juin de cette année, Cosmopolitan a utilisé DALL-E 2 pour générer la première « couverture de magazine artificiellement intelligente » au monde, avec une invite qui demandait au logiciel de créer un « plan large depuis le bas du corps d’une astronaute au corps féminin athlétique marchant avec assurance vers la caméra sur Mars dans un univers infini, un art numérique artificiel ».

Les résultats ont été utilisés pour la couverture du numéro sur l’IA du magazine.

Aux États-Unis, Jason Allen a remporté le premier Prix, devant 20 autres artistes, pour son « Théâtre d’opéra spatial » lors du concours des beaux-arts de la Colorado State Fair, fin août de cette année. L’œuvre avait été créée en grande partie à l’aide de l’outil d’IA Midjourney, mais les juges ne pouvaient pas le savoir. Cela a suscité un vaste débat sur la signification de l’art, et Jason Allen a été accusé de tromperie.

L’œuvre de Jason Allen, « Théâtre d’opéra spatial », a remporté le premier prix du concours de beaux-arts de la foire d’État du Colorado en août 2022. Cette œuvre en grande partie créée à l’aide dela technologie de l’intelligence artificielle Midjourney. (Capture d’écran, utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

« Nous sommes au milieu d’une évolution très, très rapide, peut-être même d’une révolution, des machines s’infiltrant dans ces domaines artistiques créatifs », a déclaré Yoed Kenett, professeur adjoint à l’université d’ingénierie industrielle et de gestion du Technion-Institut israélien de technologie. « Cela signifie-t-il que c’est la fin de la profession artistique ? Je ne le pense pas. Cela change juste ce que signifie être un artiste. Et je pense que c’est une chose formidable. »

« La créativité, c’est la capacité à se connecter, à créer de nouvelles combinaisons, à générer de nouveaux concepts, à partir d’anciennes idées, à faire des analogies, des métaphores », a déclaré Kenett. « Tout cela combiné nous permet de créer cette magie. »

Les ordinateurs peuvent-ils obtenir une licence artistique ?

Selon Wikipédia, « l’art est une activité, le produit de cette activité ou l’idée que l’on s’en fait, qui s’adresse délibérément aux sens, aux émotions, aux intuitions et à l’intellect ».

Alors, l’art réalisé par un ordinateur peut-il être considéré comme de l’art ? Un ordinateur peut-il devenir l’artiste ?

« Pour moi, les outils qu’un artiste utilise ne font aucune différence, je ne m’intéresse qu’à la qualité de l’art. Nous pouvons faire de l’art avec un pinceau et un chevalet, ou avec des données et des algorithmes. C’est de l’art si cela nous touche, si c’est esthétiquement intéressant », a déclaré Drew Hemment, de l’université d’Édimbourg.

Drew Hemment, professeur de Data Arts & Society à l’université d’Édimbourg et membre de l’Alan Turing Institute. (Crédit : Andrew Perry)

« Plutôt que de supprimer l’humain de l’équation, l’IA sera une nouvelle corde à l’arc de l’artiste », a expliqué Hanuka de Shenkar.

« Dans la créativité, il y a deux questions principales : pourquoi nous faisons quelque chose et comment nous le faisons », a-t-il dit. « L’ordinateur ne crée pas d’art. Il ne peut pas choisir. Le « pourquoi » reste le seul domaine de l’artiste humain, « la machine servant d’aide et d’assistant très empressé ».

L’art est toujours « un dialogue entre le créateur et son outil de travail », a-t-il ajouté.

L’artiste israélien Oren Eliav, qui vit et travaille à Tel Aviv, a exposé ses œuvres dans des galeries en Israël, en France et en Italie, aux États-Unis et au Royaume-Uni, entre autres. Sa première exposition solo au Musée d’Israël s’inspirait de « La mort de Lucrèce » du peintre italien du XVe siècle Giovanni di Paolo. Dans son œuvre, Eliav a déconstruit le tableau original et créé 20 grandes images axées sur différentes sections de la composition de Di Paolo.

« En tant qu’artiste, je travaille toujours à partir d’un ADN qui n’est pas le mien », a-t-il déclaré lors d’un entretien téléphonique. « Je pose toujours une question à partir d’une image que je n’ai pas moi-même créée. Mon travail artistique est d’interroger, c’est un dialogue avec le travail de l’autre artiste. »

Avec les restrictions liés au coronavirus en 2020, Eliav a commencé à s’initier aux outils d’IA de création d’images disponibles à l’époque. À l’aide de la technologie des réseaux antagonistes génératifs (GAN) – l’une des premières tentatives de génération d’images, qui a vu le jour au milieu des années 2010 – il a créé une séquence de formes évolutives, qui ont servi de référence pour ses œuvres peintes à la main à l’huile sur toile. Les peintures, ainsi qu’un poème original, ont donné lieu à l’exposition « The Moon is a Mirror » à la galerie Braverman de Tel Aviv, de janvier à mars 2022. Le projet se poursuit sous la forme d’une « œuvre-vidéo » (de longue durée), qui sera diffusée l’année prochaine.

Une peinture à l’huile sur toile réalisée par Oren Eliav, artiste et maître de conférences à Shenkar, de l’exposition  » La lune est un miroir « , à la galerie Braverman, de janvier à mars 2022. (Crédit : Elad Sarig)

« Dans mon travail, ce que je demande à l’ordinateur, c’est de commencer à imaginer. Ensuite, je fais correspondre l’imagination de l’ordinateur à la mienne, et quelque chose que je ne peux pas anticiper à l’avance est créé, ce qui me place à un point très intéressant en tant que créateur », a-t-il déclaré.

Les technologies de l’IA disponibles aujourd’hui, a-t-il dit, sont un outil supplémentaire dans sa mallette de création.

« Lorsqu’une personne est créative, et qu’elle crée, elle utilise tous les outils disponibles », a-t-il déclaré. « Si une personne n’est pas créative et pas originale, même si elle dispose des outils les plus extraordinaires, elle ne pourra pas obtenir un résultat original. Ces technologies sont comme un instrument de musique : tout dépend de la personne qui les utilise. »

Des dangers cachés

Malgré les avancées, ces nouvelles technologies d’IA s’accompagnent de pièges. La subjectivité est l’un d’entre eux. Tous les systèmes d’IA dépendent des informations dont ils sont nourris – et ils pourraient donc perpétuer tous les préjugés et partis pris existants à partir desquels ils sont formés. Les logiciels de reconnaissance faciale, par exemple, ont été critiqués par les défenseurs des libertés civiles pour leur partialité à l’égard des personnes de couleur, en raison des préjugés liés au type de peau et au sexe intrinsèques aux systèmes.

Pour éviter les abus ou la perpétuation de la violence, des limites ont été intégrées dans les outils de génération d’images via l’IA. Par exemple, ChatGPT d’OpenAI utilise une API (interface de programmation d’applications) de modération pour mettre en garde contre certains types de contenus dangereux ou les bloquer. La société a également limité la capacité de DALL-E 2 à générer des images violentes, haineuses ou pornographiques, ainsi que du contenu politique, selon son site web.

« Mais cela limitera le niveau de créativité du logiciel », a déclaré Hanuka, car l’art peut effectivement représenter la violence et la mort et est souvent une déclaration politique. « ‘Guernica’ » de Picasso est une image de guerre », a-t-il fait remarquer.

En outre, selon Hanuka, étant donné que ces outils de génération d’images via l’IA collectent et synthétisent des informations à partir de contenus existants, leur tendance naturelle sera de travailler avec des images et des éléments qui sont familiers et courants – ce qui peut conduire à des résultats prévisibles et ennuyeux.

« Les algorithmes préfèrent ce qui est familier, et les nuances ont tendance à disparaître », a déclaré Hanuka. « Et en réalité l’innovation découle, bien souvent, des nuances. »

Il y a aussi la question de la propriété intellectuelle. L’art via l’IA crée des images en utilisant des modèles qui ont été formés sur le travail original d’autres personnes et d’autres artistes. Cela soulève des questions éthiques et pratiques.

« L’une des principales préoccupations est que les modèles d’IA actuellement utilisés par l’industrie ont été formés sur des ensembles de données massives extraits d’Internet, tels que des images ou des informations. Cela se fait sans autorisation, sans sensibilisation et sans rémunération équitable des créateurs originaux. Cela doit encore être étudié par les tribunaux, mais c’est manifestement une erreur », a déclaré Hemment.

« Je m’attends à voir une nouvelle génération de modèles formés sur des images sous licence, mais cela pose un nouveau problème, car seul un petit nombre de grands acteurs ont l’envergure nécessaire pour le faire. Cela conduit à une centralisation accrue, avec un groupe toujours plus réduit d’entreprises qui mènent la barque. »

Internet et les réseaux sociaux ont été salués très tôt pour leur capacité à démocratiser l’information et à rendre le monde plus connecté. Pourtant, tous deux ont également permis la violation de la vie privée et la manipulation politique.

« Les leçons apprises au cours des 20 dernières années doivent maintenant être utilisées pour s’assurer que les cadres juridiques sont en place pour s’attaquer aux outils de génération d’images via l’IA », a déclaré Tehilla Shwartz Altshuler, chargée de mission à l’Institut israélien de la démocratie (IDI) et experte en droit et en nouvelles technologies.

« Nous savons aujourd’hui que ces différentes plate-formes, qui nous permettent de créer notre propre contenu, doivent avoir une certaine forme de responsabilité pour le résultat créé au-dessus d’elles », a-t-elle déclaré. « C’est ce qui se passe aujourd’hui avec les plate-formes de réseaux sociaux, mais la prochaine frontière sera les plate-formes d’outils de génération d’images via l’IA. Ces plate-formes ne vont pas se développer impunément, car nous sommes en 2023, et non en 2000. Nous avons appris de nos erreurs ces vingt dernières années. »

« Des restrictions sur la pornographie, la terreur et la violence devraient être appliquées sur ces plate-formes », a-t-elle insisté, « et des systèmes de détection devraient être créés pour nous aider à distinguer la vérité du mensonge et nous montrer où, quand et à partir de quelle source un contenu a été créé ».

L’effet de surprise

Afin de tester la technologie, une journaliste a utilisé Dall-E pour créer deux images.

« Après m’être inscrite avec un nom d’utilisateur et un mot de passe, j’ai entré les invites suivantes : femme journaliste assise à son bureau avec un ordinateur portable et une tasse de café chaude dans le style cubiste. »

En quelques secondes, quatre images ont été créées.

Une image créée par DALL-E, un modèle d’apprentissage profond développé par OpenAI, à l’invite de Shoshanna Solomon :  » Femme journaliste assise à son bureau avec un ordinateur portable et une tasse de café chaude dans le style cubiste « , en décembre 2022. (Crédit : Image générée par DALL-E)

« Le deuxième message, pour faire plaisir à mon mari néerlandais, était le suivant : l’équipe de football néerlandaise se réjouissant de la victoire de la Coupe du monde dans le style de Van Gogh. Je prévois de lui offrir cette image – créée en quelques secondes – comme lot de consolation pour la défaite de son équipe. »

Une image générée par DALL-E, un modèle d’apprentissage profond développé par OpenAI, à l’invite : « L’équipe de football néerlandaise se réjouissant de la victoire de la Coupe du monde dans le style de Van Gogh », en décembre 2022. (Crédit : Image générée avec l’aide de DALL-E)

Ainsi, quels que soient les dangers cachés que peuvent receler ces nouvelles technologies, il est clair que l’IA est bien partie pour perdurer dans la sphère créative. De même que nous avons largement cédé nos capacités de navigation à Waze et notre collecte d’informations à Google, nous allons céder de plus en plus de parts du processus créatif à la machine.

« La technologie permettra à un plus grand nombre de personnes d’être créatives », a déclaré Kenett du Technion, « en leur donnant des outils pour s’exprimer, même s’ils ne savent pas bien écrire ou peindre, ce qui permettra une démocratisation de la créativité ».

Et la question de savoir si l’IA a été ou non utilisée, pour créer une œuvre d’art, deviendra rapidement superflu, a déclaré Hanuka de Shenkar.

« De savoir si, oui ou non, vous avez utilisé un ordinateur, n’est pas quelque chose de pertinent et cette question disparaîtra avec le temps », a déclaré Hanuka. « Cela n’a pas vraiment d’importance. Ce qui compte, ce sont les résultats obtenus. Une création qui plaît, qui crée un impact, c’est ce dont on se souviendra. »

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